Parfois il suffit d'un regard, d'une parole, pour trouver en quelque personne que ce soit, une âme semblable à la vôtre, qui vous apparaîtra comme sous le signe du bonheur. Sous le signe de tout ce que vous attendiez. Un miracle, peut-être. Et l'on trouve en ces personnes, ce que l'on avait toujours cherché, sans jamais trouver de résultat. Et l'on s'attache rapidement, et l'on devient ami, le plus souvent. Et parfois même, l'amour naît.
Parfois il suffit d'une chose, ou d'un simple fait, pour que tout s'écroule, pour que tout ce que l'on se faisait comme idéologie de la vie, soit totalement anéanti. Dans mon cas, il s'agira de plusieurs choses, voire trop. Trop de choses qui sont arrivées. Trop de temps qui s'est écoulé. Trop de paroles dites en l'air, prises pour des réalités. Trop de trops. On se sent tous coupables mais au fond, on sait tous, qui l'est réellement. Et on se pose trop de questions, et on ressasse sans cesse les mêmes problèmes. Et on ne s'occupe plus de soi, et on vis au rythme des autres. Encore faut-il trouver une solution pour que tout ce qui a commencé cesse et nous laisse enfin libre court à notre bonheur mutuel.
Parfois il suffit d'un trait, pour tout rayer ou tout effacer. Pour que tout ce que l'on avait créé, écrit ou dit, soit oublié. Dans mon cas, on dira que ce trait n'aura pas suffit à me faire oublier ce que j'éprouvais envers ce(ux) en quoi je crois. J'ai pourtant bien essayé, mais ça n'a pas fonctionné. Et ça repart. Et tout ce qui s'était écroulé se reconstruit peu à peu. Mais il y a un manque. Une chose qui n'a pas pu être réparée. Il manque une pièce dans l'engrenage. On se dit tant pis. Mais ce(ux) en qui ou en quoi nous croyons ne sont pas du même avis. Ca leur fait du mal que ce manque ne soit pas comblé. Et l'on se ment. On fait semblant de remplir ce vide. Le temps passe.
Parfois il suffit d'entendre une chanson, pour essayer de décrire ses sentiments. Ce que l'on ressent. A décrypter ces codes de notre esprit. Ces mystères qui nous paraîssent impossible à résoudre. On dit que les poètes sont des créateurs d'émotions. Qu'ils arrivent à retranscrire ce que l'on éprouve en voyant un paysage ou en écoutant un son. Tout cela avec des mots. J'aimerais savoir faire cela.
Et pourtant.
Parfois il suffit d'un mot. D'une phrase, de la lecture d'un texte, de l'écoute d'une mélodie, d'une musique, de voir quelqu'un, des personnes. Pour comprendre. Comprendre que, malgré tout ce qui est arrivé, tous les problèmes, tous ces désoeuvrements face à la servitude de la vie. Tous ces mystères et boule de gum.
Parfois, il suffit de quelque chose que l'on n'a jamais appris à surmonter, pour que toute votre vie s'en voit détruite. Pour que tous vos projets s'effondrent, pour que tout ce que vous aviez espéré s'arrête ici. Et pour que vous vous posiez la question, cette question qui fait que tout s'aggrave. Et l'on s'amènne à penser à des choses atroces, des choses qui mettront fin à tout ceci, certes, mais des choses qui feront souffrir trop de personnes. Ou trop peu.